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 les Contes de Djeha

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olib
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olib

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MessageSujet: les Contes de Djeha   Dim 30 Nov - 5:54

Djha: Le chat et la mariée.

Un homme avait invité ses amis à son repas de noces.

Il s'arrangea pour qu'un chat traverse la table pendant le déjeuner et, faisant mine d'entrer dans une violente colère, tua d'un coup de pistolet le pauvre animal.

Ayant assisté à cet incident, un ami, marié depuis plusieurs années, lui demanda la raison de cette fureur subite.

-La seule façon de se faire respecter par son épouse, lui répondit-il, et ne pas se faire dominer est de montrer sa force et sa détermination dès le premier jour.

Tu connais le proverbe: "Adrab al qata, tatraba laâroussa!" Frappe le chat, la mariée sera éduquée!

Très impressionné, l'homme qui manifestement ne portait pas la culotte dans son ménage voulut alors profiter de cette leçon et faire de même. Il organisa chez lui un grand banquet, fit surgir un chat sur la table et, lorsque celui-ci parut, il sortit une arme et l'exécuta promptement.

Son épouse partit alors d'un immense éclat de rire et lui lança:

"Fatek adkhoul ya mahboul" Tu as raté ton entrée, ô fou!

Autrement dit, c'est au début de notre mariage que tu aurais dû faire cela. Maintenant c'est trop tard.
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imsebriden
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imsebriden

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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Dim 30 Nov - 6:08

color=olive]Le chêne et le roseau[/color]

Le chêne un jour dit au roseau
"Vous avez bien sujet d'accuser la nature ;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête.
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphyr .
Encore si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrai de l'orage ;

Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci :
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables ;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin." Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le nord eût porté jusque là dans ses flancs.
L'arbre tient bon ; le roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.

_________________


Niw wabrid,daw wabrid lakrariss dabridh.

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olib
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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Dim 14 Déc - 6:33

Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s'arrête devant le marchand de brochettes.

- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond
Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.

Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:

- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."

Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.

- "C'est très bon!" dit il. "Merci et aurevoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!"
- "D'accord! Alons chez le cadi."

Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:

- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchant.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.

Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.

- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l'autre."
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olib
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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Dim 21 Déc - 12:05

La raison du plus fort

Un jour, Nasredine Hodja eut besoin de traverser la Mer de Marmara. Il prit donc le bateau, mais juste au milieu de la traversée, une grande tempête se leva et le bateau commença à couler. Tous les passagers et les membres d'équipage se mirent à écoper pour essayer de maintenir le bateau à flots. Cependant, parmi la foule, il se trouva un homme qui, à la consternation générale, prenait l'eau dans la mer pour la jeter dans le bateau : l'inévitable Nasredine Hodja. Le capitaine se précipita vers lui en l'injuriant, en l'accusant de vouloir tous les tuer, mais Nasredine ne se départit pas de son calme. Il expliqua au capitaine qu'il se contentait de suivre le conseil que sa mère lui répétait tout le temps : toujours se mettre du côté du plus fort...
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Simorg
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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Dim 21 Déc - 12:41

olib a écrit:
Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s'arrête devant le marchand de brochettes.

- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond
Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.

Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:

- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."

Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.

- "C'est très bon!" dit il. "Merci et aurevoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!"
- "D'accord! Alons chez le cadi."

Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:

- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchant.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.

Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.

- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l'autre."
jugement equitable!!

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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Dim 21 Déc - 12:52

En voila un autre conte!!
Ayant des besoins d’argent, Djeha se décida de vendre sa maison. Cependant, il dut avant de conclure la vente, trouver un arrangement avec l'acheteur. Djeha lui dit : Je vends toute la maison, sauf ce clou planté au mur. L’acheteur accepta le deal étrange… Dès que le nouvel acquéreur de la maison s'installa chez lui, Djeha se pointa le matin à l'aube et dit au nouveau propriétaire : Je dois accrocher quelque chose à mon clou, et il accrocha un vieux serouel sale. Même s'il n'est pas content, l’acheteur ne dit rien, considérant l'accord passé. Le jour d’après, Djeha vint enlever le pantalon sale et y accrocher une carcasse de mouton. Il laissa le mouton sur le clou quelques jours. Alors que les mouches et les mauvaises odeurs avaient envahi la maison, il revient retirer la carcasse de mouton et y pendre une peau de mouton d'une bête fraichement dépecée. Le propriétaire n'en pouvant plus de ces pratiques, protesta vivement auprès de Djeha. ” C'est mon clou. Et je peux y mettre ce que je veux, répondit Djeha. Et il en fut ainsi tous les jours. Djeha venait avec un nouvel objet ou bête pour l'accrocher au clou.La maison était devenue une vraie puanteur et invivable. Excédé, l’acheteur alla trouvet Djeha et lui dit : ” Cela ne peut plus durer ainsi- Il nous faut trouver une solution, je n’en peux plus.” Ce à quoi Djeha répondit : ” - Si tu veux, je te rachète la maison à moitié prix.” Et c’est ainsi que Djeha-Hodja Nasreddine récupéra sa maison.

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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Sam 31 Jan - 11:23

La chaleur d’une bougie

Djha avait parié avec ses amis qu’il passerait toute une nuit d’hiver au sommet de la montagne uniquement vêtu de sa djallaba.
Pour tenir parole, il grelotta du crépuscule à l’aube durant cette nuit épouvantable muni seulement d’une bougie, mais il tint bon malgré le vent et la neige et ne redescendit qu’au matin.
Fier de son exploit, sa première visite fut, on le comprend, pour les parieurs auxquels il réclama les 100 Dinars mis en jeu.
-Peux-tu affirmer que tu n’as emporté ni réchaud ni couverture ? Lui demanda-t-on.
-Absolument pas ! Je ne portais que ma tunique sans même un burnous et pour tout dire j’avais allumé une bougie car j’ai très peur du noir.
-Une bougie ? Mais cela donne de la chaleur…Tu as donc perdu. Nous avions dit : aucun feu !…
Djha était furieux. Sûr de son bon droit, il essaya de les convaincre, mais ils tinrent bon, affirmant que la chaleur d’une bougie permettait de supporter le froid des sommets.
Il resta quelques jours sans leur adresser la parole, puis changeant d’attitude, il les invita tous à déjeuner chez lui pour sceller leur réconciliation.
Lorsqu’ils se présentèrent à l’heure dite, leur hôte leur demanda de patienter car le repas était en train de cuire. Ils attendirent en vain tout l’après-midi et finirent par lui demander :
-Alors, ami, et ce déjeuner ? Tu veux nous faire mourir de faim ?
-Absolument pas, venez avec moi à la cuisine, vous verrez la chorba en train de cuire.
Ils se précipitèrent à l’office et virent…une grosse marmite suspendue au-dessus d’une petite bougie allumée.
-Tu te moques de nous, crièrent-ils d’une seule voix. Tu ne vas pas nous faire croire que cette flamme minuscule va faire bouillir un pareil chaudron ?
-C’est curieux, en effet, répliqua l’hôte. Voilà des heures que j’essaie de faire cuire ma soupe à l’aide de cette bougie et je n’y arrive pas.
-Mais on n’a jamais vu quelqu’un faire bouillir sa marmite sur une bougie ! Répliquèrent ses amis. C’est ridicule !
-Vous croyez qu’elle ne donne pas assez de chaleur ?
-Bien sûr que non !
-Alors, lorsque vous avez décidé que j’avais perdu mon pari parce qu’elle me protégeait du froid, l’autre soir sur la montagne, n’étiez-vous pas malhonnêtes ? Après avoir failli me faire mourir dans la neige et les intempéries, vous m’avez volé mes 100 Dinars que vous allez me rendre immédiatement !
Et il récupéra son argent !
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MessageSujet: Re: les Contes de Djeha   Jeu 26 Fév - 14:35

Mullah Nasrudin

Un jour, Djeha-Hodja Nasreddin décida de voyager pour parfaire son savoir. Quand un jeune homme lui demanda quels gens il allait chercher à rencontrer, il dit, se rappelant quelques sages paroles entendues au marché :
- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, il est stupide. Il faut l'éviter.
- Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est un enfant. Il faut lui apprendre.
- Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.
- Celui qui sait et sait qu'il sait, c'est un sage. Il faut le suivre.
Djeha-Hodja Nasreddin marqua une pause puis continua :
- Mais, vous savez combien il est difficile
, mon fils, d'être certain que celui qui sait et sait qu'il sait, sait vraiment.

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